Le Cameroun, future puissance de feu en Afrique

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‘’J’ai été impressionné par le professionnalisme des militaires rencontrés, qui contraste avec la vision dominante en Europe à propos des armées africaines, souvent jugées insuffisamment organisées. J’ai également constaté une vraie maitrise de la manœuvre interarmées et la grande aptitude des Camerounais à exploiter les différentes capacités et systèmes d’armes à leur disposition, en particulier l’artillerie. Enfin, j’ai eu le sentiment d’une armée contrôlant bien la situation et ayant un regard réaliste sur les forces et les faiblesses de son dispositif par rapport à la menace’’.

Ce sont les propos d’ERWAN DE CHERISEY , journaliste indépendant spécialisé sur les questions de défense et relatives aux forces armées. Il tenait ces propos après avoir séjourne à l’Extrême-Nord et comparativement à ce qu’il a observé sur les théâtres de conflits tels que la Syrie, la République Centrafricaine ou l’Afghanistan.

Dans un entretien accordé par Kadet Bertin au journaliste Kouamouo Theophile, l’ancien ministre de la défense sous la présidence de Laurent Gbagbo revenait sur les accords de défenses avec la France et le rôle joue par cette dernière dans la crise qui va endeuiller des millions de familles ivoiriennes.
Ayant constaté la clochardisation de l’armée ivoirienne par la France avec qui elle avait des accords exclusifs de défenses, le ministre fera des révélations selon lesquelles, toutes les casernes militaires de l’armée ivoirienne en début de la rébellion étaient sans munitions. Interpellé à ce sujet par le gouvernement Ivoirien, la France va refuser de livrer des munitions à la Cote d’Ivoire, ce au moment où les rebelles progressaient dans leurs offensives visant à prendre le contrôle des régions du pays, ce qui poussera l’état de côte d’ivoire à aller voir ailleurs, trouver de nouveaux partenaires pour se réarmer. Ainsi donc, la Cote D’ivoire va se réapprovisionner chez d’autres fournisseurs et lancer une offensive militaire contre les sites rebelles.

L’opération sera couronnée de succès, les rebelles mis en mal jusqu’au 6 novembre 2004, lorsque l’armée française va accuser la Cote d’Ivoire d’avoir bombarde un camp de l’armée française à Bouaké, tuant 9 soldats français et un civil américain. En représailles, l’armée française va détruire toute la flotte ivoirienne acquise chez les nouveaux partenaires.
Remontée, les populations vont descendre dans les rues d’Abidjan contester le soutien français à la rébellion. La réaction de la France sera foudroyante Plus de 100 civils seront massacrées par l’armée, 3000 civils gravement blesses.
Liée à la Cote d’Ivoire par les accords qui lui donnaient droit au contrôle totale sur toutes les matières premières stratégiques de la Cote d’Ivoire, la quasi-totalité du sous-sol ivoirien appartenait à la France qui en retour devait assurer la sécurité du territoire de côte d’ivoire, tout va changer lorsque Laurent Gbagbo, voulant sortir son pays de la misère, va décider de reprendre en main le control des outils de souveraineté.

Lorsque le 25 Juillet 2001 le président de la république Paul Biya sort le décret portant réorganisation des forces armées de défense du Cameroun, il est déjà dans la dynamique de se réapproprier de tous nos instruments de souverainetés, ce qui devait passer par l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE pour la reprise en main de notre économie, ensuite la révision des accords de défenses qui auront lieu le 19 Mai 2009 à Yaounde.
Dans son entretien relatif au rôle joue par l’armée française dans la crise ivoirienne, le ministre Kadet Bertin explique clairement comment la Cote d’Ivoire a été roulée par la France et ses conseillers militaires .Ce qui ne sera pas le cas au Cameroun puisqu’au moment où le président Biya décide de créer le Bir, les coopérants français vont s’y opposer, jugeant pas nécessaire cette initiative.

Avec l’aide des conseillers privé, l’unité d’Elite de l’armée camerounaise va voir le jour. Ce qui ne va pas dissuader la France qui dans ses manouvres à travers le chaos contrôlé installe à nos frontières Est et Extrême Nord, comptaient plus sur les désertions d’officiers comme ce fut le cas en Cote d’Ivoire afin de rejoindre la rébellion.

Le Cameroun a du ruser pour créer le Bir qui aujourd’hui est l’ossature de notre armée future et non une armée à part comme essayent de raconter certains esprits malsains.
Le Bir comme référence pour l’armée Camerounaise

Toute notre armée sera formée sur le modèle du Bir et la mise à niveau a déjà commencé à partir d’unités d’élites telles que le Btap le Bsa, et les corps tels Bim (bataillon d’infanterie motorise qui comprennent les différents Bir les commandos cat les commandos de marins nageurs de combat. Les commandos du Bsa bataillon spécial amphibie), etc…

Le Bir aura été salvateur pour le Cameroun, on se serait retrouve dans le chaos Ivoirien, Malien et centrafricain.
Apres la modification d’accords de défenses en 2009, l’armée camerounaise va accélérer sa restructuration.

Depuis la visite du président chinois Hu Jintao au Cameroun en 2007, les stratèges camerounais s’attendaient aux représailles. Les coopérants français avec certains officiers ayant volontairement laisse l’armée se dégrader sans matériel, s’attendaient à voir le Cameroun tomber, c’était sans ignorer la puissance de feu de l’unité d’Elite le Bir crée en dehors du cadre de la coopération.

Boko Haram arrivera quand l’armée est en pleine restructuration, cette armée qui selon les experts militaires camerounais n’est pas encore à 40 % de son renouvellement. Mal leur en a pris, le Bir a frappé très fort.
Le 15 Octobre 2015 lors de la tenue du conseil ministériel présidé par le président Paul Biya, il dira : ‘’Que cela soit bien clair. La protection de nos populations et de leurs biens demeure au premier rang de nos priorités. Je ne ménagerai aucun effort à cet égard.’’

Le président va inscrire la sécurité et la défense comme priorité stratégique de notre développement en donnant aux forces de défenses tous les moyens nécessaires pour sa mission.
‘’L’armée Camerounaise sera une future armée de feu en Afrique dans 05 ans’ ’Ce sont les propos d’un expert militaire camerounais
Ayant signé des accords de partenariat militaires avec beaucoup d’autres pays, le Cameroun n’achète plus du matériel neuf à la France, tout en possédant à l’acquisition du matériel dernière technologies militaires à savoir le matériel de projection, de détection aérien anti aérien, véhicules blindés, navires de guerre, matériel d’écoute, d’observation, drones commandos,etc…
Le Cameroun met l’accent sur des forces de choc à travers les troupes antiterroristes pour des combats asymétriques, ce qui va permettre de sécuriser la région du Lac Tchad jusqu’au désert.

Auteur: Albin Njilo

Source: Cameroun Liberty

 

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